Ayé, j'ai mis la main à la pâte. C'est nul, mais ça défoule. Voici donc la première partie de mon conte, avec en prélude, tout ce qu'il faut savoir sur le cercle :
Cette histoire est basée sur des faits réels. Les noms des personnages ont été modifiés pour leur sécurité (paparrazzis, cia, nsa, kgb, mossad). Toute ressemblance avec des personnages que vous connaissez est pure fiction et si vous en parlez, vous prenez des risques (paparazis, cia, nsa, kgb, mossad)……
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A LONG TIME TO COME, in a galaxy near, near, very near …
Chapitre 1
Il était une fois un type super riche, PDG d’ un type super riche, PDG d’une grande multinationale. Le genre de personnage qui fume des havanes, s’habille en Armani, met des cravates et roule en Mazerratti. Et ce riche magnat avait une fille…longues jambes, buste taillé dans le marbre d’une antique statue grecque, cultivée, intelligente, le sourire ravageur qui vous fait taire d’un regard et vous promet les 1001 nuits. Bref, elle le valait bien.
Mais cette jeune femme était malade. Une méchante grippe l’avait surprise au détour d’un buisson et, d’un vaillant coup de rein de virus, s’était insinué en elle, lui donnant nez rouge et morve verte. Plus très belle à voir et quant à la fraîcheur, il y avait désormais mieux. Etant donné que « Noël en décembre, Pâques aux rabanes », ce dernier prédit alors que seul un tournedos Rossini accompagné de st émilion guérirait la princesse (on va l’appeler « la princesse », parce que quand elle est guérie, elle est plutôt jolie). Le grand mufti fit alors savoir par une grande campagne publicitaire télévisée, par affichage et sur les paquets de Nesquick que celui qui mènerait sa fille à la guérison gagnerait sa main et le reste en mariage. Il refusa immédiatement la candidature de Robuchon, un célèbre paysan du coin sous le fallacieux prétexte que cette histoire se terminerait trop vite.
Dans le village d’à côté vivait un pauvre bouseux, pardon, un agriculteur (j’aime les agriculteurs. J’en connais 2 ou 3 que j’admire) qui avait 3 vauriens de fils qui zonnaient avec leurs scooter tunnés et glandaient rien de la journée. (Je vous prie d’excuser ce terne langage, c’est le patois de ce village). Ils n’étaient pas vraiment laids, mais la crasse cachait leurs traits. Seul le dernier était à peu près propre mais sa famille le disait con comme un balai (pardon les balais. J’aime les balais, j’en connais personnellement 2 ou 3 que j’admire). Le paysan dit à Isildure, l’aînée ; va cueillir un mouton sur le moutonnier, fait le cuire avec ce pâté de foie acheté chez Auxchamps (l’épicerie du village) et sert donc ce doux vin de terroir (appellation « villageois » contrôlé). La princesse n’y verra que du tourni-tirnou-rissetto, que du feu, tu la tueras, épouseras le perroquet et deviendra reine. Isildure fit ce que l’on attendait de lui et s’en alla à travers la forêt vers la villa, architecturée « Starck » (Ieoh Ming Pei avait raté l’affaire de peu), du grand magnat.
Quand soudain, surgit de d’un buisson deux êtres étraaaaanges. Habillés de noir, avec un chapeau noir, des lunettes noires et une cravate noire. Ces deux chevaliers saluèrent l’autre andouille. Salut leur fut rendu et l’avorton leur demanda ce qu’ils courraient dans ces bois. « Nous sommes en mission pour le seigneur, enfin, le magnat quoi. Et vous, qu’y faites-vous donc ?».
« Oh, ce ne sont que galette et pot de beurre pour ma mère-grand. »
« Ah ouais ? »
« Ouais ! »
« C’est sûr ? »
« Ouais. »
« Ok, c’est celui qui dit qu’y est. »
Quand il arriva à la villa, il n’avait donc que galette et pot de beurre. Fort fut sa déconvenue quand le courroux du magnat s’en fut venu. Pas vraiment heureux et délicat du palais, il renvoya le bougre en lui souhaitant toutefois bonne chance. Aaah, le brave homme. Celle-ci se présenta effectivement à lui, prenant la forme de deux magnifiques chiens au pelage noir et à la salive écumante. Ils furent très joueurs.
Monsieur paysan père envoya alors son second fils à la villa en lui donnant même consigne.
Quand, à son tour, il arriva dans la forêt, il croisa le chemin de nos deux chevaliers. Salut leur fut donné et il leur demanda ce qu’ils chassaient en ces bois.
« Nous sommes en mission pour le seigneur, répondirent les deux compères. Et vous, qu’y faites-vous donc ? »
« Oh, ce ne sont que quelques pâtes. »
« Des pâtes, des pâtes, oui, mais des pattes humaines. »
Quand il arriva à la demeure du magnat, celui-ci qui avait bonne vue depuis qu’il avait racheté un concurrent, Alf le loup, fut fort mécontent de découvrir ces guiboles bien vivantes. Il ordonna à ces jarrets de chasser ce malotru. Celui battit de nouveaux records.
Alors, le dernier fils, John Connor, émit le souhait de cuisiner pour la belle (il avait suivi l’émission de Cyril Lignac, c’est donc un grand cuisiner). Toute la famille rigola bien. Le bête veut séduire la belle, pouah ! Mais bon, puisqu’il y tenait. Son père lui fit la même recommandation.
Cependant, John ne trouva point le moutonnier, parti en alpage, et choisit donc sur le boeuffier un fruit bien mûr qu’il cuisina avec un bout de gras de canard. Il alla voler une bouteille du père Emile, un saint homme, et s’en alla vers la forêt.
Il croisa le chemin de nos deux chapeautés qui lui dire :
« Nous sommes en mission pour le saigneur des agneaux. Que transportes-tu donc ? Où vas-tu donc ? Dans quel état j’ère ? » (et oui, àa l’aurait pas fait au pluriel)
« Ben un charal et un bout de Saturnin ».
« Et bien qu’il en soit ainsi. »
Il parvint chez le magnat. S’étant fait rouler deux fois déjà, il l’accueillit les bras ouverts, sa batte de base ball dans la main droite et un splendide calibre 45 chromé dans la main gauche, son grand couteau traversant son sourire, son bandeau sur l’œil et le perroquet à l’épaule.
John attendit son destin quand le panier, à la princesse, fut apporté. Il avait peur mais ne pouvait s’enfuir. La balle du 45 courrait plus vite que lui. Il était courageux.
Mais vous vous en doutez, puisque l’histoire doit continuer, la belle fut guérie.
...à suivre